La ville de Miyona n'est pas une ville comme les autres. Une fois entré, on ne peut plus sortir. Même si vous essayez de courir le plus vite possible, le plus loin, en direction de l'horizon, vous finirez toujours par revenir dans la ville. La ville est invisible pour ceux qui n'en n'ont pas besoin. Seules les personnes ayant une bonne raison, voulant fuir le monde réel et ayant besoin de la ville peuvent la trouver. C'est assez surprenant, non ?

Une ville qu'on ne peut quitter et coupée du monde, c'est une ville à rendre fou ! Serez-vous apte à vivre ici entouré d'êtres magiques? Mais la vraie question est : en avez-vous réellement besoin ?
Cameron Vakhrouchev
Ryūji Takahashi - WWW
Kurt T. Stone - WWW
Meroko Hashimoto - WWW
Venez découvrir les autres, et les familles fondatrices de Miyona !
Lucien Nott à Alexandre Holmes

► T'es vachement chiant. Mais vachement. Genre énorme, surtout là maintenant, hein <3. Et t'es lourd, même si t'es un poids plume (fais quand même gaffe à pas trop prendre de poids, j'aime pas les obèses u.u). Dans tout ça... je sais pas pourquoi je t'aime, mais je t'aime. Même si t'as plein de défaut, t'as aussi plein de qualité et t'es mon amoureux à moi et rien qu'à moi et je t'aime fort et pour toujours <3
Ashling Hope Wright



 

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« Ashling Hope Wright »

Administratrice Fondatrice

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La citation de ma vie:
«Administratrice Fondatrice»


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Sam 9 Jan - 23:10

Ashling H. Wright

« Souris et redresse le regard, tu étincelles. »

✘ Nom
Wright.
✘ Prénom(s)
Ashling Hope.
✘ Âge
Inconnu, mais se référencer à Wikipédia. 22 ans en apparence.
✘ Sexe

✘ Nationalité et lieu de naissance
Conçue en Angleterre.
✘ Orientation sexuelle
Inconnue.
✘ Statut / Profession
Infos
✘ Race
Animus.
✘ Avatar
Naoto Fuyumine - DOGs + divers OC (surtout Yuumei). J'aime avoir des ressources.

Aspect Physique

Ardeo, mihi credite, Patres conscripti (id quod vosmet de me existimatis et facitis ipsi) incredibili quodam amore patriae, qui me amor et subvenire olim impendentibus periculis maximis cum dimicatione capitis, et rursum, cum omnia tela undique esse intenta in patriam viderem, subire coegit atque excipere unum pro universis. Hic me meus in rem publicam animus pristinus ac perennis cum C. Caesare reducit, reconciliat, restituit in gratiam.

Psychologie

Quod opera consulta cogitabatur astute, ut hoc insidiarum genere Galli periret avunculus, ne eum ut praepotens acueret in fiduciam exitiosa coeptantem. verum navata est opera diligens hocque dilato Eusebius praepositus cubiculi missus est Cabillona aurum secum perferens, quo per turbulentos seditionum concitores occultius distributo et tumor consenuit militum et salus est in tuto locata praefecti. deinde cibo abunde perlato castra die praedicto sunt mota.


Histoire


Cours. COURS.
Ne te retourne pas.
Ne t’arrête pas.
COURS.


I) Le mythe victorien


Les années 1820. On dit que c’est à ce moment, dans cette décennie qu’est née l’ère victorienne, la célèbre époque de la grande puissance britannique. Alors que la France redécouvrait doucement la République après l’empire de Napoléon, le Royaume-Uni rayonnait sur le monde, le pays où le soleil ne connaissait jamais la nuit. Londres, ville la plus puissance du monde, admirée de tous, bouillonnante de nouvelles inventions. Les grandes familles nobles plus riches que jamais, le peuple travaillant dans le charbon, dans ces nouvelles usines ou nouveaux ports, survivant à la misère des bas-fonds de Londres. La vie était rythmée par les claquements de sabots et calèches sur les nouvelles routes pavetées, par les cris attractifs dans les rues fourmillantes de la ville.
Et cette dynamique ne fit que s’amplifier, cette roue de progrès finit par atteindre son paroxysme lorsque le trône reçut comme reine, la célèbre Victoria. Victoria, encore considérée aujourd’hui comme une des plus grandes femmes de l’histoire de son pays.  



Les journaux montraient en gros titres les nouveautés titans des mères construits, les progrès immense de l’industrie, ou encore vantait la richesse des patrons, lords et grands de ce monde. Mais à chaque nouvelle ère de prospérité correspond un reflet noir, sombre. Pour avoir déjà évoqué la misère, tout le monde connaissait les déboires des maisons closes prenant vie chaque nuit. Tout le monde avait connaissance des marchés noirs, cachés dans les souterrains de la ville. Personne n’ignorait le trafic d’opium en pleine expansion, gouverné par des hommes se vantant d’avoir autant voir plus de pouvoir que tous ces nobles et riches hommes du monde connu. Il faut dire que c’est également à cette époque que les européens et particulièrement les anglais découvrirent les merveilles et bizarreries asiatiques, ramenés sur les immenses bâtiments de la Compagnies Britannique des Indes ainsi que tous ces « nouveaux » pays.  

- Vous en avez entendu parler ?
- Hum, j’y crois pas, on ne l’a jamais vu.
- Mais… vous, vous en avez entendu parler ?
- C’est Lord… Rah, je ne sais plus son nom, c’lui qui vit à Trafalgar. Enfin on raconte que son voyage en Inde a été très fructueux… Très.
- On raconte que c’est… enfin qu’il l’a retrouvé, vous pensez que les français risquent de se poser des questions ?
- Mais on raconte aussi que jamais on n’a vu si belle merveille.


Beaucoup de reliques ont été aux centres des envies des Hommes. Au cœur de leurs passions, de leurs désirs. De par l’histoire, les Hommes se sont battus pour des couronnes, des sceptres, des armes ou artéfacts religions. Dans ce Londres victorien, on parlait souvent de la tiare de la Reine, des bijoux de maîtres ornant les femmes des grands bals, de l’or blanc, cette opium aux propriétés si particulières, ou encore ces antiquités chinoises, ou indiennes, reflets de cultures mais surtout de richesses immenses. Mais il y a de ces merveilles de la nature, brutes, millénaires et magnifiques pour lesquelles même un roi, des millions d’hommes, des milliers de femmes se damneraient, juste pour les posséder.

Le Cullinan, Excelsior, Millenium Star, le Bleu de France disparu depuis cent ans, tant de noms qui font et ont toujours fait rêver les Hommes. Des pierres inestimables, dans la matière la plus noble la plus nobles que la Terre puisse créer, au cœur de ses entrailles brûlantes, façonnant ces diamants d’exception. Très peu ont eu la chance de pouvoir se déclarer possesseur d’une des pierres mystérieuses et souvent emplis de légendes. Dans cet Angleterre, un diamant semblait régner sur tous les autres, la clé de la collection privée de la monarchie, de la grande Victoria, le Koh-I-Noor, un diamant de Rois depuis des milliers d’années. Mais au cœur de Londres, c’est là qu’apparut une nouvelle pierre. Personne ne savait d’où elle pouvait provenir, quelles étaient les origines de ce nouveau diamant bleu.  



Joyaux de la collection de ce vieux mais richissime noble londonien, on ne pouvait s’empêcher de se demander comment cette pierre était arrivée entre ses mains. En effet, même son possesseur disait ignorer de quelle mine son bien pouvait provenir, et ne pas savoir de même, quel orfèvre avait bien pu le tailler. Placé sous une vitre, dans la grande vitrine du salon du lord, le diamant y resta de longues années, jusqu’à la mort de celui qui l’avait révélé au grand jour. C’est pendant ce temps que les premières rumeurs commencèrent à naître. On se posa des questions sur ce diamant bleu, apparu juste cent ans après la disparu du premier grand joyau de la même couleur, le grand Bleu de France.

C’est réellement à la mort de Lord Thomas Hope, quand celui-ci fut retrouvé noyé, que le diamant fut révélé au grand jour, lorsque son fils Henry en fit cadeau à la Reine pour montrer son allégeance et l’amour de sa famille pour la monarchie, juste avant que lui-même ne meurt d’un mal inconnu.
Pendant un an, celui qu’on appelait désormais le diamant Hope resta dans le palais royal, posé délicatement auprès d’un de ses plus proches frères, le Koh-I-Noor, avant que celui-ci soit apposé sur la Couronne. Celle-ci ainsi que Hope ne tardèrent pas à rejoindre les grandes salles protégées de la Tour de Londres, ainsi que tous les joyeux royaux. Dix ans à rester enfermer dans le noir de la tour. Tant de richesses, de merveilles ne voyant jamais la lumière du jour pendant une décennie. Seule la couronne et le sceptre se voyaient avoir le droit d’être montré au monde lors des grandes occasions pour accompagner la Reine.

Exposition universelle de 1851. Au cœur du Great Exhibition, pour la première fois Hope fut réellement présenté au monde, lors de la visite de Victoria, ornant son cou, alors que son frère était tout aussi royalement posé sur sa coiffe. C’est aussi à partir de ce moment que les convoitises devinrent de plus en plus fortes envers Hope. Par le passer, seuls quelques dessins avaient circulés dans les journaux, mais la preuve de son existence, semblait désormais prouvée. On raconte également, dans les rues bondées que beaucoup ont demandé à la Reine de ne pas porter le diamant bleu, les morts des deux Lords souvent murmurées comme étant le résultat du diamant. A cela, on raconte également que la Reine ne prit pas en considération ces demandes.

Retour dans la tour, retour dans l’ombre, là où personne ne pouvait l’admirer. Et sûrement Hope serait resté enfermer pendant de longs siècles. Si la convoitise des Hommes avaient été moins forte que les murs entourant ces reliques.



II) La naissance d'Ashling


14 septembre 1852. Presque un an après l’exposition universelle, la nuit était tombée sur Londres. Dans les rues de la capitale, on ne trouvait plus que des hommes. Des hommes allant de pubs en pubs, des âmes discrètes se glissant contre les murs et allant aux marchés noirs, des hommes donnant toutes leurs pièces gagnées de la journée aux tous premiers dealers modernes, et encore certains allant profiter des joies de la vie auprès de jeunes femmes.



Dans la Tour, Hope restait silencieux, toujours dans l’obscurité. Alors que des ombres se distinguaient à peine dans les couloirs du palais, silencieux, évitant les gardes postés un peu partout. Cette nuit, le silence s’était fait plus lourd. Devant la lourde porte en bois de la Tour, le sang des trois gardes imprégnaient doucement les tapis des sols. Le grincement des gons déchira le silence, alors que Will et ses hommes avancèrent dans la salle, se retenant de se jeter directement sur toutes les merveilles du pays. Quelques pièces dans les poches, quelques bijoux dans les sacs, mais Will n’avait d’yeux que pour les deux joyaux principaux. Il pouvait le toucher, le frôler… Un rire de derrière, quelques réflexions.

- Bon sang, t’as plus d’argent ici qu’dans toute la ville.
- Hey Will, tu’le décroches ? Ou tu prends l’bleu ?
- Je prends le bleu.
- Si on l’découpe en… ouais trente ou quarante, ça passe sans problème…
- Je me charge du bleu.
- Euh ouais, j’ai compris…
- Alors la ferme.
- Euh okay...
- La ferme j'ai dit.


Le cor résonne dans tout le palais qui s’éveille brutalement, du haut de la Tour, le sol semble trembler sous les pas des gardes qui martèlent, attrapant leurs armes, hurlant de se réveiller. Déjà les premiers cheveux s’élançaient avec leurs cavaliers vers Buckingham, réveillant la ville sous le brouhaha des sabots sur les pavés. Panique dans la salle, panique dans le palais.

- Prenez tout ce que vous pouvez !
- La couronne, libérez cette saleté de couronne !


Premières vraies peur, deux prennent la fuite, les poches emplies d’or et d’argent.

- Will bon sang allez !
- Occupe-toi de la couronne j’ai dit !


Tirant sur le support du diamant bloqué par deux chaînettes, même lui ne pouvait ignorer la peur qui commençait à s’insinuer dans son ventre, ramper le long de son dos. Le sol tremblant de plus en plus, les premiers cris de soldats retentissant dans les longs couloirs menant aux escaliers de pierre de la tour. Tirer, tirer plus fort, hors de question de partir sans. Un sourire crispé apparut sur le visage de Will quand la première chaînette lâcha dans un tintement.

- Mais laisse-le et viens !!
- JE NE PARS PAS SANS.
- Fou…
 

Ces deux autres comparses partant rapidement en courant, hurlant à leur chef de les suivre… Tirer, plus fort, PLUS FORT. Un bruit métallique, les maillons rencontrant brutalement le sol de pierres froides. Will eut un léger rire en serrant Hope dans son poing.

NE ME TOUCHE PAS.
NE POSE PLUS JAMAIS TA MAIN SUR MOI.
Je vous interdis de me briser.
Je ne suis pas une vulgaire pièce d’or.

Une lumière aveuglante envahit brutalement la pièce, et malgré le froid habituel régnant dans la tour, les deux complices sentirent rapidement la température monter de nombreux fahrenheits, couvrant leurs yeux, Will hurla pour ne pas lâcher le diamant brûlant, malgré les chairs de sa main commençant à se couvrir de sang brulé, malgré la terreur même le plus vaillant des hommes ne pourraient éviter face à cela…

LÂCHE-MOI !

Sa main ne put retenir la pierre plus longtemps. De ses paupières quasiment clauses, il n’arriva qu’à entrapercevoir un corps humanoïde se former devant lui, quelques lignes féminines dans cette explosion de lumière. Will se sentit pousser vers l’arrière violemment, lui et Howard frappèrent le mur brutalement avant qu’en une fraction de seconde, l’obscurité ne reprenne ses droits, laissant les deux hommes encore complètement éblouis sans aucun repère visuel. Tenant à peine sur ses nouvelles jambes, la jeune femme haletait vivement, faisant rentrer l’air brutalement dans ses jeunes poumons, appuyée contre le mur de la salle… Will tenta de se redresser, son corps encore sonné du coups assez violemment et subi, alors que son ami arriva à commencer à apercevoir les formes et quelques couleurs. Ashling leva ses grands yeux bleus vers eux, sa main crispée sur le diamant Hope, voyant l’état dans lequel ils étaient, son instinct primitif de survie ne mit qu’une fraction de seconde à se déclencher alors qu’elle s’élança dans les couloirs, uniquement couverte d’une tunique blanche, couvrant maigrement ses bras et une partie de ses jambes. Courir, ne pas s’arrêter, ne pas se retourner, sans lâcher Hope. Will sentit la jeune femme passer près de lui, passer la porte… complètement perdu par le spectacle qui venait de se dérouler sous ses yeux, le jeune homme se concentra quelques seconde, retrouvant doucement ses repères, sortant de la salle malgré sa vision floue, alors qu’Howard peinait à se remettre désespérément debout. Ashling courrait aussi vite qu’elle le pouvait, traversant les longs couloirs sombres, le souffle court. Perdue. Perdue dans un monde qu’elle semblait connaître. Connaître comme on repense à un rêve lointain.  

- Reviens, arrête !

Mais Ashling continua à courir de ses jambes encore maladroite. Brutalement au détour d’un couloir, une main enserra son avant-bras et elle se retournant vivement, son regard d’un bleu infini croisant celui qui il y a encore quelques minutes, contemplait Hope dans sa main.

- NE ME TOUCHEZ PAS !

Un ordre dont le jeune homme ne fit aucun égard, serrant un peu plus sa prise. Dans Londres, beaucoup connaissait son regard empli de fierté, de liberté, et beaucoup connaissaient son influence des bas-quartier mais là, c’était une violente curiosité qui se reflétait dans ses prunelles. Tant de questions face à cet être étrange… mais Ashling ne tarda pas à chercher à se débattre, violemment. Il avait fait l’erreur de ne pas la lâcher, de ne pas obéir à son ordre et se retrouva plaqué contre un des murs adjacent au couloir. Ashling le tenait violemment contre celui-ci malgré son corps frêle en apparence, un corps qui semblait tellement… en inadéquation avec cette force surhumaine. Le jeune voleur écarquilla les yeux, son souffle coupé, son thorax écrasé, il n’arriva même pas à répondre verbalement alors que son regard ne pouvait se détacher de celui froid, dur mais humain d’Ashling. Un seconde, deux secondes. Elle ignorait simplement comment elle devait réagir, mais sa très courte réflexion fut interrompu brutalement.

- ON EN TIENT UN ! RATTRAPEZ LES AUTRES !

Trois gardes déboulèrent dans les couloirs, … on, il ne devait pas l’attraper. Elle n’avait qu’une vague connaissance du monde extérieur à la tour mais son instinct de survie fut suffisant pour agir seule. Elle lâcha Will, inspirant un peu plus fortement avant de s’élancer. Vers eux. Elle courut vite, toujours plus vite, pas pour se battre… elle les poussa violemment contre les murs malgré leur résistance et ferma les yeux en décidant de choisir le seul moyen de s’évader qui s’offrait à elle. Le grand vitrail se brisa sous sa course, alors qu’elle ne put s’empêcher de pousser un cri en tombant en chute libre, premier vrai réflexe humain… Son corps plongea dans l’eau sombre, noire de la Tamise à peine éclairée par le soleil. Les gardes se précipitèrent à la fenêtre brisée, mais ne purent que constater l’absence de corps désarticulé vingt mètres plus bas. On envoya des dizaines d’hommes fouiller les rives du fleuve…

NE PAS SOMBRER. Ashling se débattait dans les flots, emportée par le courant sans pitié. NE PAS LÂCHER. Elle tentait de son mieux de garder une partie de son visage à la surface, ne voyant presque plus rien, sentant l’eau s’insinuer dans sa bouche quand ses mouvements ne faiblissait ne serait-ce qu’un peu. Combien de temps cette bataille contre l’eau ? Dix minutes ? Une heure ? Elle aurait été incapable de donner une réponse. Mais dans la tour, on annonça l’arrivée de la Reine. Victoria traversa les couloirs d’un pas ferme et décidé. Personne n’osait la regarder, n’osait même se trouvait sur son chemin. Elle rentra furieusement dans la salle des joyaux, où Howard était sous la surveillance de gardes soldats. La Reine ne lui jeta même pas un regard, se contentant de dire au commandant.

- Retrouvez-la. Immédiatement. Et amenez-moi l’homme.

Ce n’était pas la première fois que Will se faisait remarquer auprès de la police londonienne et quelques instants plus tard, Will fut amené violemment auprès de la Reine attaché, sa clavicule le faisait souffrir après sa rencontre explosive avec Ashling.



Dans la nuit, les journaux ne pouvaient que mentionner l’agitation de la nuit dans leurs papiers encore à l’imprimerie, malgré que ni la police, ni le porte-parole royal n’avaient fait de communiqués. Et sur la rive nord de Londres, une âme sortit de l’eau, les membres tremblant, les lèvres presque aussi bleues que ses yeux océan. Elle peina plusieurs minutes à essayer de retenir sur ses jambes, comme la veille. Sa tunique sale et trempée, collée à son corps frêle ne pouvait en aucun cas la réchauffer. Mais elle leva les yeux discrètement, sans sortir de sa cachette… De son poste d’observation, elle découvrit pour la première fois Big Ben et ce Londres où son esprit avait résidé tellement de temps, enfermé dans cette tour.

Elle passa de longues heures ainsi, transie de froid, réfléchissant à… que faire ? Elle connaissait vaguement ce monde, mais de là à se débrouiller seule… C’est alors que le soleil commença doucement à décliner dans le ciel que la jeune femme sortit très prudemment de sa cachette. Les rives n’étaient peuplées que par quelques hommes buvant quelques alcools en solitaire avant de rejoindre les pubs s’éveillant. Les rares personnes qui l’aperçurent la regardèrent avec étonnement mais dans cette ville où certaines familles connaissaient de très grandes pauvretés, il n’avait pas si étrange de croiser des jeunes gens maigrement vêtus. Et son physique frêle aidant, elle pouvait plus passer pour une adolescente qu’une jeune femme.

Elle ne quittait jamais les mouvements de foule, son ventre si serré à cause de la peur de se faire attraper, mais aussi parce qu’il l’a poussé à sortir de sa cachette, un simple besoin humain, à savoir se nourrir. Le froid de l’automne n’aidait en rien à la jeune femme qui regardait avec envie, les étalages des vendeurs encore ouverts, les restaurants et pub bruyant.

Pas d’argent.
Pas de connaissances.
Pas de situation.

Le seul bien en sa possession se trouvait être le réceptacle de son esprit libre, le diamant, discrètement glissé dans une des poches de sa tunique, que sa main ne quittait pas. Elle erra ainsi dans son Londres, mais si son corps n’était capable de supporter bien de contraintes physiques, il ne put résister face à la fatigue et la faim.

Quand elle rouvrit doucement les yeux, son corps n’était plus posé contre les pavés froids, mais pour la première fois de sa courte vie, elle s’éveilla dans un lit. Quelques secondes pour sortir de sa torpeur lui furent nécessaires. Elle se redressa, regardant cette pièce où elle se trouvait seule. Une petite chambre simple, minimaliste. Elle n’était pas en confiance mais par réflexe, elle porta sa main à sa poche… absente. Tout son corps se tendit brusquement alors qu’elle se leva rapidement, le souffle court. Elle n’était plus couverte de sa tunique mais d’une chemise trop grande pour elle et d’un pantalon d’homme… pour la première fois, c’est yeux furent humides alors que la panique l’envahit, regardant nerveusement dans toute la chambre où se trouvait la pierre. Elle entendit la porte grincer et se retourna vivement, prête à en découdre… Mais se retrouva face à un homme qui lui ne semblait pas… vouloir l’attaquer. Il sourit même légèrement en voyant la nervosité de son « invitée ».  

- Je pensais que vous dormiriez plus, Mademoiselle.

Elle ne bougea pas, ne sachant même pas quoi répondre… n’ayant en vérité, jamais eu de réelle conversation depuis le début de sa vie… depuis hier donc. Voyant le malaise d’Ashling, il continua, un léger sourire sur ses fines lèvres.

- Je vois que vous avez repris quelques couleurs. On vous a retrouvée évanouie en pleine soirée, hier. Je me doutais que la nuit serait froide, je vous ai montée ici, histoire de vous réchauffer un peu.

Elle resta sur des gardes, ne sachant pas s’il fallait croire cet humain. Finalement ses lèvres finirent par se délire, laissant sa voix claire et cristalline s’exprimer, maladroitement.

- Où...., elle se ressaisit, plus sûre d’elle. Où sont mes vêtements ?

Craig eut un sourire malicieux et répondit simplement.

- Dans le coffre derrière votre lit, ils étaient dans un sale état. J’ai pensé les jeter mais finalement j’ai préféré attendre vos accord pour. Quoiqu'il en soit, je vais vous laisser vous rafraîchir et reprendre votre esprit.

Et il sortit de la pièce, simplement. Elle resta sur des gardes, ne sachant pas s’il fallait croire cet humain avant de se précipiter au pied de son lit, et ouvrir le coffre de ses mains fébriles… Il était là. Toujours caché au fond de sa poche, jamais elle ne connut un tel sentiment rassurant.




III) C O U R S.


Trois jours. Elle resta trois jours dans cet immeuble. Se glissant plusieurs fois en dehors de sa chambre, la jeune femme avait rapidement compris qu’elle se trouvait pas forcément chez le plus honnête des hommes. Le soir, des éclats de voix résonnaient à travers le fin plancher, et cela toute la nuit. C’est ce troisième soir où la jeune femme se glissa hors de sa chambre, discrètement longeant les murs jusqu’à atteindre le grand escalier de l’immeuble étonnée en comprenant que les voix ne venaient même pas de l’appartement, mais de bien plus bas… de la cave. A présent audible, combien de temps resta-t-elle à les écouter ? Sûrement bien trente minutes. Opium, cargaison, horaires, noms inconnus. Puis Ashling. Elle écarquilla légèrement les yeux en entendant la conversation dériver sur sa personne, se concentrant principalement de son mieux sur la seule voix qu’elle connaissait, celle de ce fameux Craig.

- Elle n’est pas humaine, je te le dis. Non, pas un de ses chiens de nuit. Elle n’a ni l’odeur des démons. Elle n’en a pas le goût. Son sang n’est pas humain.

Le goût ? Le sang ? Ashling recula de quelques pas en arrière, comprenant que vraiment, elle n’était dans au meilleur endroit pour se cacher. Une marche non-aperçue, et elle tombe contre l’escalier de marbre.

- Mais elle est aussi discrète qu’eux.

Le sang d’Ashling se glaça en entendant ces mots. Oui elle était fière, oui, elle était forte. Mais la peur de se faire attraper, la peur de se faire briser s’insinua doucement dans ses veines. Elle se redressa rapidement prête à bondir dehors… mais la lourde porte de la cave s’ouvrir doucement. Comprenant qu’elle n’avait pas le choix, elle grimpa les escaliers le plus rapidement possible, Hope toujours dans sa poche. Arrivée en haut, elle redressa enfin la tête pour chercher une issue… Mais ce heurta violemment au corps stoïque et froid de son « sauveur ». Elle ne put détacher son regard sur sourire démoniaque qui habillait son visage pâle. Elle comprenait les mots, son instinct de survie lui faisait parfaitement comprendre qu’il ne lui voulait rien de bon, mais elle avait encore du mal à discerner les émotions et expressions. Il s’apprêta à parler mais Ashling ne lui laissa pas le temps, consciente de sa force mais ignorant complètement ses limites, elle chercha à le frapper… mais à la différence de sa dernière rencontre mouvementée, Craig arriva à saisir son poignet et bien qu’il reçut un violent coup à l’épaule… elle ne se brisa pas. Ignorant absolument tout des êtres surnaturels de ce monde, la jeune femme fut déstabilisée en voyant que sa force semblait ne pas avoir d’impact sur cet humain.

Il n’eut pas beaucoup de difficulté grâce au désarroi de sa proie de renverser la tendance et l’envoyer dévaler les escaliers. Son corps s’écrasa durement sur le marbre blanc… sa grande résistance physique aidant, elle sentit quelques douleurs, mais seul son esprit semblait vraiment sonné. Craig commença à s’approcher d’elle, marche par marche, avant de s’arrêter en entendant la porte de son appartement s’ouvrir, en arrivant à percevoir les rideaux bouger doucement sans vent. Et le souffle discret une respiration derrière lui. Sans crier garde, il fut lourdement poussé par terre et Ashling reprenant ses esprits de son mieux entendit simplement un cri. Enfin plutôt un ordre.

- COURS.

Elle n’eut pas besoin de réfléchir plus longtemps, s’élançant le plus vite possible vers la porte qu’elle ouvrit brutalement déboulant dans la rue sous le regard surpris quelques riches passant, même les chevaux d’un fiacre se cambèrent quand elle traversa en courant, le souffle court la route, pour s’éloigner au plus vite de ce maudit endroit. Elle courut bien dix minutes, s’éloignant sur centre peuplé, courant le plus vite possible malgré la fatigue. C’est en arrivant sur les quais déserts qu’elle sursauta en entendant cette même voix résonner derrière elle.

- Hey ! Calme toi !

Elle se retourna sans arrêter sa course… et en ne voyant personne, elle ralentit… jusqu’à s’arrêter, cherchant nerveusement l’origine de cette voix.

- Ah ben enfin, c’est pas trop tôt… !

Il apparut comme un fantôme, se matérialisant doucement devant elle, Will. Les mains sur ses genoux, essoufflé, il souffla doucement.

- Tu cours vite pour une gamine.

Quand il se redressa, elle n’eut aucun problème à l’identifier, l’homme de la tour. Elle se tendit, et il rit en voyant la menace dans ses yeux.

- On va se calmer, une fois m’a suffit…

Ashling ne bougea pas malgré la bonne foi qui semblait se dégager de cet homme. Elle se redressa juste un peu, fierté oblige, déliant ses lèvres.

- Vous remerciez d’avoir voulu nous voler ? Vous remerciez d’être comme tous ces humains cupides ? Non, je n’ai pas à vous remercier.
- Peut-être me remercier de vous avoir sortie de ses griffes ?
- Je… Je n’avais pas besoin d’aider. Encore moins de la vôtre.


Will rit à ses mots, s’approchant d’elle.

- Sur tous les hommes de cette ville, il a fallu que vous tombiez sur lui. On peut dire que la chance n’était pas avec vous.
- La chance ça tourne vite, alors n’approchez pas.
- Bien bien, on est plus à ça près… Alors, ai-je au moins le droit de connaître le prénom de celle qui m’a filé entre les doigts ?
- … Ashling.
- Ashling… ?
- Wright.
- Ashling Wright.
- Plutôt que répéter stupidement, vous pourriez faire de même…
- Et bien, Mademoiselle, je me présente, Will Enderstar.
- Et… lui ?
- Lui ? Ah ! Ce chère Monsieur Craig Ufford. J’ai mis au moins deux jours à vous retrouver, et encore j’ai eu de la chance ! Avec ce genre de type, on n’est jamais sûr de rien. J’ai d’abord cru qu’il vous avait directement emmené au port dans une cale, enfin bref, j’ai eu beaucoup de chance pour le coup.
- Dans… une cale ?
- Avec ce genre de créatures, vous ne sauriez imaginer dans quelles affaires ils trempent.


Ashling ne put retenir un léger rire discret.

- Parce que venir voler des répliques royales ne sont pas des affaires louches ?
- AH ! Je savais que vous aviez quand même de la répartie autre que physique ! Quand à mes affaires… et bien disons que j’applique ma loi, ce que je pense. Je ne suis peut-être pas le modèle de vertu que sa Majesté souhaiterait mais au moins, je ne me mêle pas des trafics gangreneux. Et puis si je suis voleur, vous l’êtes tout autant, Mademoiselle.

- Je… Je n’ai rien volé.
- Vraiment ?
- Vraiment.


Des martellements de pas se firent brusquement entendre et Will ne réfléchit pas, se mettant à courir rapidement en attrapant la main d’Ashling.

- Cours !

Pour la première fois, elle ne le contredit pas et se mit à courir, quitte à être accompagnée, autant l’être par celui qui représente sûrement le moins de danger. Ils ne tardèrent à être poursuis, et souriant, Will serra un peu plus la main de la jeune femme.

- Ne panique pas !

Brusquement Ashling sentit une drôle de sensation envahir son corps, et sans s’en rendre compte, son corps et le sien disparurent dans la nuit, invisibles. Ils coururent ainsi jusqu’à une petite porte sous les docks, rentrant rapidement dedans.

- Bon, c’est pas très grand. Bien moins que chez Lord Ufford. Tu peux prendre le lit, de toutes façons, j’y retourne. Histoire de les faire chercher un peu.

Et il sortit, la laissant, toute jeune animus dans son repère. Et épuisée, elle ne mit pas longtemps à tomber de fatigue, à s’endormir. Elle ne l’entendit même pas rentrer, revenir de cette longue nuit. Mais au matin, il était là, attablé et buvant une tasse de thé.

- Alors jeune voleuse, la nuit vous a-t-elle été agréable ?
- Je ne suis pas une voleuse.
- On reste têtue, donc j’imagine que oui ! Sauf que maintenant que je vous ai récupérée, que je vous ai sauvé, j’imagine avoir le droit à quelques réponses, vous ne pensez pas ?
- Je doute vous apprendre quoique ce soit.
- Et bien… déjà comment êtes-vous arrivée dans cette tour ? Vous êtes passée par les toits ?


Ashling ne put retenir un sourire.

- Je ne suis en rien comme vous. Vous ne pourriez pas comprendre.
- Vous croyez ? Alors laissez-moi deviner… Vous avez traversé les toits ? Vous êtes un caméléon ?


C’est suite à cette discussion qu’Ashling fit son deuxième rapprochement avec le surnaturel. Craig avait été le premier vampire qu’elle avait rencontré et Will, le premier humain à don. Il fut le premier à qui elle conta son histoire, et un des rares qui la crut. Il fut celui qui qui apprit pendant de longues heures le fonctionnement de ce monde, qui lui expliqua les expressions humaines, et mettre un nom sur les siennes. Il arriva à la faire rire, et même quand son esprit se trouvait encore dans Hope, jamais elle ne se sentit aussi regardée. Mais dehors, on la cherchait encore. Craig, ses hommes, les gardes… Le diamant maudit toujours introuvable aux yeux de la Reine. Maudit, c’est peut-être cela qui porta malheur à Will. Un soir il ne rentra pas. Le soir suivant non plus. Quelques jours après l’arrivée d’Ashling, il avait laissé un mot sur l’étagère lui disant de ne le lire qu’en cas de soucis… bien sûr, elle connaissait déjà ce mot par cœur, elle et les ordres après tout.

Aller au port, et chercher le Naisicaa. Juste ce bateau et pas un autre. Et simplement donner son nom… mais elle attendit une semaine. Une semaine complète sans de nouvelles. Elle se doutait simplement qu’il n’avait pas été attrapé par la Couronne sinon les journaux en parleraient, journaux qu’elle avait doucement appris à lire. Effectivement, le simple nom évoqué de Will Enderstar, la fit embarquer sur ce bateau. Le capitaine lui parlant simplement d’un service qu’il lui devait. La première réflexion qu’Ashling se fit en voyant la mer, une fois sortie de la brume londonienne, c’était qu’en effet, les diamants bleus avaient la couleur de l’océan. Et sa deuxième pensée alla pour Will. Finalement, peut-être que certains avaient raison de considérer ce diamant comme une pierre maudite.


IV) Miyona


Le Capitaine lui proposa plusieurs villes d’amarrage, en Inde, en Chine… Oui, mais quand il lui présenta la carte, Ashling décida de l’accompagner jusqu’au bout de son voyage, jusqu’au Japon, pays empli de merveilles, toujours plus attrayant pour les britanniques envieux. C’est une vingtaine de jours après son départ, qu’Ashling foula le sol japonais, au plein de de Yokohama. Le plus dur fut d’apprendre le japonais. Il lui fallut de très longues années avant de commencer à maîtriser cette langue si complexe. Elle survécut. Simplement grâce à toutes les connaissances humaines que lui appris Will. Sans lui, jamais elle n’aurait réussi à s’en sortir dans ce monde humain. Elle apprit à travailler, tâche difficile, mais elle commença par être simplement coursière, puis elle travailla dans divers commerces de la ville…

1911.
La jeune femme traversa le port, regardant les bateaux arriver en nombre par cette belle après-midi de juillet. Elle avait beau vivre dans ce pays conservateur, jamais elle n’avait adopté les codes vestimentaires du Japon, et au fil des années, les habitants avaient fini par s’habituer à cette européenne atypique.

- Bonjour ! … Oui, vous savez où je pourrais trouver un… hôtel ? Oui un hôtel. H-O-T-E-L.
Donc à droite, puis tout droit ? Kohana ? Maison Kohana ? Bien, merci !


Ashling eut juste le temps de se retourner avant que son cœur ne semble s’arrêter. Le même visage, les mêmes yeux perçants, la même attitude. Pendant un court instant, Ashling crut le revoir, mais c’était tout simplement impossible, et elle le savait. Elle se hâta de se retourner, et continuer à marcher, si ce n’était pas lui, déjà elle passerait pour une idiote, chose qu’elle déteste par-dessus tout, et en plus… elle avait pour habitude d’éviter les étrangers. Mais toute la journée, ce visage provenant du passé ne cessa de la hanter. D’une certaine manière, Will avait été un père, un grand frère présent très les premières secondes de sa vie.

Le lendemain, on frappa à la porte de son petit appartement, simple, sobre et silencieux. Elle resta bien une minute derrière la porte, déchirée entre sa curiosité grandissante, et sa peur de l’inconnu. Elle finit par doucement ouvrir la porte, et en une fraction de seconde, elle se retrouva plaquée au mur, un étau semblant enserrant son cou et la soulever de quelques centimètres du sol. Elle se débattit violemment, peinant à ouvrir les yeux, apercevant juste son sourire, le même. Malgré sa vie qui commençait à se faire longue, il était le seul qui avait su rivaliser de force avec elle. Alester Craig Ufford.

- Tu te cachais bien… Mais je retrouve toujours ce que je cherche.
- … Lâ-Lâche-moi… !
- Tu sembles tellement inoffensive ainsi…


Se concentrant de son mieux malgré ses membres engourdis, elle arriva à lui assener un violent coup de genou dans les côtes, faisant grimacer le vampire qui ne put s’empêcher de lâcher prise… s’éloignant rapidement Ashling tenta de reprendre son souffle. Alester approcha, le regard dur, Ashling passa sa main sur son cou gardant les traces de doigts.

- Pourquoi… ? Pourquoi vous venez encore ? Qu’est-ce que je vous ai fait !?
- Il y a une chose que je déteste par-dessus tout : qu’on m’échappe.
- Vous… Vous êtes fou. Je ne vous ai rien fait, rien demandé ! Et vous ne gagnez rien à me trouver. Rien.


Si la jeune animus avait toujours eu conscience de ses pouvoirs physiques, de sa grande force, sa résistance surhumaine… elle avait toujours ignoré une autre capacité, si particulière, qui semblait découler naturellement du diamant. Elle fascinait. Tous n’étaient pas réceptifs à ce pouvoir, en partie aléatoire selon les personnalités de l’autre. Alester avait connu des dizaines de femmes dans vie humaine et vampirique, mais là, c’était autre chose. Il la voulait simplement.
Ashling rejeta un coup d’œil nerveux vers la porte entrouverte, elle pourrait peut-être l’atteindre mais savait qu’il l’aurait facilement rattrapée… Bloquée.

Brutalement la porte s’ouvrit, et il apparut, Ashling voyant bien que le jeune homme était étonné de tomber sur elle et… Alester. Ces trois êtres se regardèrent tous, avant que le vampire ne sourit en regardant le nouvel arrivant.

- Je te conseille vivement de revenir sur tes pas, Enderstar. Et de ne pas être aussi arrogant que fut ton cher Will.

Alester s’approcha de lui en souriant, Ashling les regardant, ayant l’impression de se replonger dans le passé.

- Ai-je besoin de te rappeler comment ce triste Will a fini, à force de se mettre sur mon chemin ? Certains, j’ai mis trente ans avant de l’attraper, mais ne fais pas les mêmes erreurs que lui, que ton grand-père.

Tout à coup… tout devint clair, Ashling ne put s’empêcher de détailler l’objet de ces curiosités. Ces yeux, cette attitude… oui, ça semblait logique. Le petit fils de l’humain qui l’avait sauvé, il y a maintenant plus de cinquante ans.

Orion sourit à son tour, légèrement.

Je sais comment vous l’avez épuisé, chassé. Mais je ne suis pas mon grand-père, et je connais suffisamment de ses erreurs pour ne plus les refaire…

Quelque chose changea, comme un déclic dans toute la pièce, la jeune femme regarda tout autour d’elle sans comprendre. Jusqu’à ce que son regard se pose sur le vampire… immobile. Enfin presque, mais qui semblait comme bloqué. Elle approcha doucement, son corps tendu et sur ses gardes prête à se défendre.

- Je ne peux le retenir quelques instants, quelques secondes !

La jeune femme passa la porte rapidement, comprenant qu’il lui offrait le seul moyen d’échapper une nouvelle fois au vampire anglais. Alors qu’elle s’élança sur le pallier, elle sentit une main se refermer sur son poignet.

- Je… Je vous ai tant cherché. Il vous a tant recherché. J’aurais aimé vous rencontrer dans d’autres circonstances… alors ne vous recachez pas si vite et bien ! Je reviendrai.

Et il la lâcha, simplement. Ashling croisa son regard pendant quelques instants, ses lèvres s’entrouvrir mais doucement Alester semblait revenir à la vie et son cœur prenant peur, elle eut juste le temps de murmurer.

- Ceux qui me chercher, ceux qui s’approche trop voient souvent la chance tourner…
- Je suis prêt à courir le risque, Ashling.


Et c’est dans cet air malicieux qu’il se retourna, se concentrant sur son emprise sur le vampire, alors que l’animus sortit dans la rue… En entendant le cri de rage du vampire, elle ne put s’empêcher de se mettre à courir, vite, toujours plus vite comme dans sa fuite sur les quais de Londres. Elle ne s’arrêta pas, malgré ses poumons brûlant et son souffle court, malgré les injures des personnes qu’elle avait failli renverser. Elle traversa une bonne partie de la ville, sachant pertinemment que si Alester la retrouvait… soit elle mourrait rapidement, soit elle perdrait sa liberté à jamais. Elle arriva sans ralentir sur les quais de la gare, son simple sac à l’épaule et Hope dans la poche de son bas… un léger sourire apparut sur ses lèvres malgré la tension, alors qu’elle vit le train se mettre en marche… elle s’accrocha aux rambardes arrière avant de rentrer dans le dernier wagon, essoufflé, quelques passagers la regardant avec surprise… Mais voilà, elle était hors de danger, pour l’instant. Elle trouva quelques yen dans son sac, assez de quoi contenter le contrôleur, avant d’aller s’assoir dans un des wagons les moins fréquentés. La tête posée contre la vitre, elle regarda s’éloigner sa ville s’adoption, devant fuir une nouvelle fois et toujours à cause du même homme.

Le ciel commençait à prendre une teinte rosée quand Ashling ouvrit les yeux et se leva, ignorant complètement qu’elle pouvait bien être la destination du train. Elle traversa les wagons, tous déserts. Elle regarda par les vitres en sentant le train ralentir malgré qu’elle ne voyait aucune lumière indiquant une ville dehors. Une fois la machine arrêtée, elle approcha d’une des portes, entendant simplement une voix, sûrement celle du conducteur retentir dans tout le train « Terminus ! ». Ashling l’ouvrit et sortit se retrouvant sur un simple quai. Le train redémarra quelques secondes plus tard, la laissant seule. Elle regarda le lierre s’insinuer entre les pierres, les bancs délabrés et le panneau de l’arrêt complètement effrité. Il lui fallut un peu de temps avant de réussir à lire « Miyona » dessus ainsi que la flèche de la direction. Bon, de toute façon elle n’avait pas vraiment le choix et s’élança sur le chemin en terre, marchant sans s’arrêter, ne se retournant qu’une seule fois… le panneau semblant avoir disparu, sûrement ne voyait-elle pas le temps défiler.
Au soleil couchant, elle sortit le diamant, souriant en le voyant resplendissant, le contemplant. Elle finit par s’enfoncer entre quelques arbres sombres, suivant le chemin avant de se retrouver face à de lourdes grilles en fer forgé.

Et sa présence ici sembla une évidence.


Et Vous ?

✘ Pseudonyme
►Ashling
✘ Comment avez-vous connu le forum ?
► WESH C'EST ALEKS.
✘ Commentaires particuliers ?
► c:
✘ Code du règlement
►Jeune garçon, tu as été confronté à une terrible destinée, n'est-ce pas ?
✘ Autre
► Je suis pas la première animus créée. Mais je rejoins le reste staff aux TC avec cette race tellement badass. c:
✘ Voulez-vous prendre part au JDR ?
►[X] Oui | [] Non.
✘ Souhaitez vous avoir un parrain ?
►[] Oui | [X] Non.


© ALEKSEI




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Ashling Hope Wright

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